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Férue de littérature policière, mes goûts sont très éclectiques : romans noirs, romans à suspense, thrillers, thrillers psychologiques ou polars. Face à la profusion d'ouvrages de littérature policière, il est parfois bien difficile de faire son choix. Je vous donne donc mon avis quant à mes lectures. Vous pouvez me suivre sur mon compte twitter ou sur mon compte gmail : Marine Reigner

07 Jun

"Le dernier saut" - Jean-Louis Fiamenghi et Franck Hériot + Interview de J.L. Fiamenghi

Publié par Les Polars de Marine

Paris – 2015

Skyfall – nom de code du patron du Raid – et ses hommes sont en planque depuis plusieurs jours Rue de Tanger. Ils s'apprêtent à passer à l'action en interpellant trois terroristes qui viennent de commettre des actes meurtriers dans la capitale.

Mais quand Skyfall reçoit sur son portable le portrait-robot de l'un des terroristes, il est médusé.

Cet homme, il le connait...

« C'est pas possible », murmura Skyfall à plusieurs reprises comme pour mieux se convaincre qu'il ne rêvait pas. Puis à l'aide du pouce et de l'index qu'il fit glisser sur l'écran, il agrandit l'image et n'eut plus aucun doute. Aucun. D'abord pétrifié, aussi immobile qu'un Quenn's Guard devant le palais de Buckingham, il bondit tel un mouflon surpris par un chasseur, dévala les marches quatre à quatre pour aller rejoindre ses hommes qui n'attendaient plus que lui.
Le convoi, composé d'une vingtaine de véhicules, s'ébroua lentement, sans la précipitation à laquelle on aurait pu s'attendre à quelques heures d'une intervention.

Tunisie – 30 ans plus tôt - Max d'Orcino est envoyé en mission.

 

Max d'Orcino était devenu un flic migrateur. Après plusieurs années dans les rues de Paris à chasser julots et pickpockets puis les grandes pointures du banditisme adeptes de la gâchette facile, il avait quitté l'antigang pour le SCTIP, le service de coopération technique internationale de la police. Histoire de prendre l'air, d'aller respirer ailleurs l'odeur de la poudre. Il avait pris sa décision après avoir recueilli les derniers mots de son meilleur ami et néanmoins coéquipier, transpercé d'une balle de 357 Magnum dans une rue du XIVème arrondissement. A l'époque, le flagrant délit, le « saute-dessus », était la règle et presque un jeu pour un jeune policier, même si les gilets pare-balles n'étaient pas obligatoires. Les flics ne se contentaient pas d'enquêter, ils mettaient les mains dans le cambouis quand il fallait affronter des voyous équipés comme des forteresses volantes. Aujourd'hui, quand c'est un peu chaud, on fait appel aux « RoboCop » du Raid. Ce n'est pas plus mal. Ca évite les quiproquos. L'ennemi sait à quoi s'en tenir.

Skyfall parviendra-t-il à convaincre cet homme de baisser les armes ? 

Quel est le lien secret qui les unissent ? 

La tâche sera d'autant plus rude que passé et présent s'entremêleront pour aboutir à une fin assez inattendue et où chacun aura loisir d'en tirer les conclusions qui s'imposent. En ce qui me concerne, je l'ai beaucoup appréciée. 

 

Avec "Le dernier saut", vous entrerez, le temps d'un récit, dans le quotidien de ces hommes qui ont pour mission de lutter contre le grand banditisme, la criminalité organisée et le terrorisme. Ces hommes qui, parfois au péril de leur vie, mettent tout en oeuvre pour assurer la sécurité de tout à chacun. Vous pourrez suivre la préparation d'une opération et plongerez dans les coulisses de cette unité d'intervention spéciale. 

Dans cette histoire qui s'inspire de faits réels et paraît dans un contexte où les attentats se multiplient et où la lutte contre le terrorisme est une des priorités des gouvernements, Jean-Louis Fiamenghi - ancien chef du Raid - et l'écrivain Franck Hériot - ancien journaliste d'investigation - ont choisi de conjuguer leur expérience afin de la mettre au service du lecteur. 

Une collaboration réussie. 

 

 

 

Editions Mareuil

Broché

239 pages

17 euros

"Le dernier saut" - Jean-Louis Fiamenghi et Franck Hériot + Interview de J.L. Fiamenghi
"Le dernier saut" - Jean-Louis Fiamenghi et Franck Hériot + Interview de J.L. Fiamenghi
"Le dernier saut" - Jean-Louis Fiamenghi et Franck Hériot + Interview de J.L. Fiamenghi
"Le dernier saut" - Jean-Louis Fiamenghi et Franck Hériot + Interview de J.L. Fiamenghi

° Monsieur Fiamenghi, vous venez de publier « Le dernier saut » aux Editions Mareuil avec Franck Hériot. Une écriture à quatre mains. Comment s'est déroulée votre collaboration ?

C’est une aventure qui a commencé il y a maintenant 2 ans lors de l’écriture de notre premier roman « Dans le secret de l’action » et qui s’est prolongée avec « le dernier saut ».

Le secret de cette collaboration réside dans une totale complicité entre les 2 auteurs. Dans mon cas et, je dois l’avouer, Franck a parfaitement traduit mes sentiments. Ensemble, nous avons élaboré la structure des 2 romans et après avoir travaillé au dictaphone sur le premier, chacun a pris sa part dans l’écriture du second.

° On a pour habitude de dire que, à travers l'écriture, le romancier cherche à transmettre un message. Personnellement, j'en ai relevé plusieurs. Lequel vous semble ici prépondérant ? 

« Vivre son rêve », guidé par une motivation quotidienne pourrait être le message principal de ces 2 romans.

° Monsieur Fiamenghi, vous avez été pendant trois ans le patron du RAID. Quelle a été votre plus grande peur pendant ces trois années ?

Il faut savoir que la peur et les angoisses nous habitent comme tout un chacun. Notre habitude à les fréquenter nous a donné les moyens de les réduire. Pourtant, la peur de perdre un homme reste notre plus grande angoisse.

Certaines missions se sont passées avec difficultés et ont suscité des peurs ponctuelles dues aux réactions des personnes que nous devions interpeller sans que nous ayons peut être pris toutes les mesures préventives.

° Quel a été votre meilleur souvenir ? Le pire ?

Les meilleurs souvenirs se résument souvent à la satisfaction ressentie à la suite d’une opération réussie et pas obligatoirement la plus médiatisée.

Durant mes années RAID, contrairement à celles de la BRI où nous avons perdu des amis, je n’ai pas de mauvais souvenirs.

° Vous avec collaboré avec Franck Hériot – journaliste d'investigation et auteur de plusieurs romans – Aviez-vous ce projet en commun depuis longtemps ?

Depuis très longtemps j’avais été approché par certains journalistes mais je n’étais pas prêt. Ma rencontre avec Franck, sa personnalité et sa connaissance du milieu policier m’ont  décidé.

° Qu'est-ce qui vous a conduit à donner naissance à ce roman ?

Je voulais sauter le pas et approcher le domaine du polar qui n’a pas de limites. J'avais aussi pour objectif de raconter une histoire à partir des miennes plus réelles mais en s’échappant de nos  obligations de confidentialité.

° Quel est le quotidien d'un policier d'élite que vous avez été pendant plus de 30 ans ?

Se lever tous les matins avec la volonté de vivre intensément dans un univers collectif. Privilégier l’entrainement le plus dur possible nous a permis de limiter certains dysfonctionnements et nous protéger des actions délinquantes.

 ° La couverture de ce roman mentionne «Inspiré d'une histoire vraie ».

Où se situe la frontière, dans le cas présent, entre la fiction et la réalité ?

La frontière entre la fiction et la réalité n’existe pas sauf les faits qui relèvent de la confidentialité et  ne figurent donc pas dans ce roman.

 ° Vous avez débuté comme enquêteur contractuel en 1972. Comment avez-vous gravi les échelons de la hiérarchie ?

Cette évolution s’est faite par concours et par promotion interne comme prévu dans l’administration. Il est évident que j’ai également bénéficié de certaines opportunités de circonstances affaires particulières. Je crois que cela se nomme le Kairos.

° Vous avez maintenant quitté la police et êtes directeur de la sécurité chez Véolia. Pourquoi cette reconversion ? La police vous manque-t-elle ?

N'étant pas intéressé par une continuité  dans la carrière préfectorale et notamment territoriale, l'opportunité s'est présentée pour intégrer une entreprise privée de plus en plus confrontée aux risques des menaces malveillantes, du terrorisme, de la cyber sécurité et d'autres toutes aussi importantes que celles liées aux concurrences déloyales.

Cette transition du public vers le privé s'est opérée sans états d’âme. 
 
° Quelle est votre devise ?
La devise du Raid : servir sans faillir. Mais je pourrais en avoir d'autres : qui ose gagne,... 
 
° Si la vie vous offrait la possibilité de tout recommencer, suivriez-vous le même parcours ou votre choix serait-il différent ?
Bien évidemment, je signerais au bas de la même page en regrettant certainement les amis quittés  trop jeunes.
 
° Le mot de la fin ?
Dans la suite de l'autobiographie que j'ai signé avec Franck Heriot "Dans le secret de l'action", nous avons voulu continuer notre aventure dans le genre du Polar où je me suis inspiré de faits réels.
J’espère avoir communiqué aux lecteurs, tout au long de cette histoire, le ressenti des hommes d'intervention.
 
 
 
Après cette interview de Monsieur Fiamenghi, que je remercie d'avoir pris le temps de répondre à ces questions, je vous invite également à retrouver les chroniques de deux des romans de Franck Hériot : "La femme que j'aimais" - paru en broché aux Editions Cherche Midi et en poche chez Pocket - avec une interview de Franck Hériot et "Le Diable d'abord" paru aux Editions du Cherche Midi en broché. 

 

"Le dernier saut" - Jean-Louis Fiamenghi et Franck Hériot + Interview de J.L. Fiamenghi
"Le dernier saut" - Jean-Louis Fiamenghi et Franck Hériot + Interview de J.L. Fiamenghi
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