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Férue de littérature policière, mes goûts sont très éclectiques : romans noirs, romans à suspense, thrillers, thrillers psychologiques ou polars. Face à la profusion d'ouvrages de littérature policière, il est parfois bien difficile de faire son choix. Je vous donne donc mon avis quant à mes lectures. Vous pouvez me suivre sur mon compte twitter ou sur mon compte gmail : Marine Reigner

06 Dec

"Un bon flicard" Eric Dupuis

Publié par lespolarsdemarine  - Catégories :  #Critiques

Stanek Zibanski, ancien flic de terrain, est maintenant instructeur. Depuis qu’une patrouille de la BAC a disparu avec 3 policiers, il ne dort quasiment plus et ses nuits sont peuplées de cauchemars. Ces policiers étaient impliqués dans une sordide affaire de prostitution. L’enquête suit son cours. Dans un premier temps, le véhicule est retrouvé mais aucune trace des policiers. Les enquêteurs finissent par retrouver le corps des trois « baqueux » et c’est une mise en scène bien particulière qu’ils découvrent. Pendus, la tête en bas, les chiffres 5, 7, et 62 en inscription sur chacun des corps.

 

 

… « En hauteur, sur une butte de terre d’environ 100 m2 de surface se dégageait une dizaine d’arbres dont trois chênes imposants, disposés en triangle, qui donnaient l’impression de dominer la situation grâce à leur port majestueux. Chaque chêne laissait pendre à sa plus grosse branche un corps sans vie qui balançait doucement au bout d’une corde, au gré de la brise matinale. A première vue, les trois pendus  semblaient identiques : les mains menottées dans le dos, la tête recouverte d’un plastique noir et le pantalon, souillé de sang au niveau des parties génitales, laissant supposer que la mutilation avait été accomplie avant la mort. Contrairement à une pendaison classique, les corps étaient suspendus tête en bas, la corde retenant les pieds joints. Le sac plastique, juste assez serré avec un bout de corde au niveau de la gorge, rendant la respiration difficile, avait servi de réceptacle à l’hémorragie provenant de leurs parties génitales… 

… En escaladant les premières hauteurs de la scène de crime, Zibanski salua le commissaire qui, comme l’ensemble des policiers sur place, semblait hypnotisé par ce qu’il voyait. La lumière du jour n’éclairant pas encore l’intégralité des corps, Stanek se rendit compte de plus près qu’il n’avait pas encore tout vu. Chaque corps comportait un numéro d’un ou deux chiffres peints sur le buste. Selon l’ordre des angles du triangle, on pouvait distinguer les 5, 7 et 62 »…

 

 

Que peuvent bien signifier ces 3 chiffres ?

 

C’est grâce à plusieurs indices que les enquêteurs vont très vite remonter la trace des meurtriers et les coupables seront rapidement arrêtés. Trop rapidement au goût de Zibanski qui ne croit pas en leur culpabilité ni en la résolution de cette enquête si rapidement.

 

Ce roman obéit à une logique bien particulière et à un plan bien établi et structuré.  Reconstitution de l’emploi du temps des disparus dans un premier temps, recherche d’indices, arrestation des présumés coupables,… Une première partie un peu lente mais c’est sans compter sur la deuxième partie où l’histoire s’étoffe et prend une toute autre dimension.

 

Le personnage de Zibanski tient une place prépondérante tout au long de ce récit. Un homme hanté par des cauchemars récurrents, à la recherche incessante de la vérité, perfectionniste et méthodique. Acculé par des soucis d’argent et les problèmes avec ses enfants. Son fils aîné Arnaud qu’il ne maîtrise plus. Dormant le jour, sortant la nuit, disparaissant des journées entières et se déconnectant totalement de la réalité et son plus jeune fils Léo, autiste, qui devra intégrer un centre spécialisé.  Un homme qui fera de bien surprenante découvertes au sujet de son entourage proche. Un homme qui souffre et qui ne peut se raccrocher aux menus plaisirs de la vie, tout ce qui l’entoure n’étant que noirceur.

Il souffre de son impuissance face aux problèmes de sa famille : son épouse Nathalie, son fils autiste et son fils aîné avec qui le lien est rompu depuis bien longtemps. Il n’hésitera pas à se remettre en question, parfois au péril de sa vie et avec une forte tendance à confondre rêves et réalité.

 

Ce roman est un mélange de roman noir et de roman policier. La fin s’avère être oppressante et cruelle. A l’image même de ce que Zibanski avait tant redouté tout au long de cette enquête. Quant à la vérité sur cette sordide affaire, elle est, elle aussi tragique et bien plus complexe qu’il n’y parait de prime abord. L’auteur nous livre à travers l’histoire de Zibanski et au-delà de l’enquête policière, le quotidien de certains policiers et les difficultés qu’ils peuvent rencontrer. Un auteur lui-même policier dans la vie, d’où le réalisme de certaines scènes et descriptions. Vous ne verrez plus, une fois la dernière page de ce roman tournée,  le rôle du gardien de la paix de la même façon. Les gardiens de la paix étant des hommes dont la profession a beaucoup évolué au cours de ces dernières années.

 

… « En fait, aujourd’hui, c’est le gardien de la paix qui est à l’origine de toutes affaires contraventionnelles, délictuelles ou criminelles. Non seulement ces flics de terrain interpellent les auteurs d’infraction en flagrant délit, mais ils interviennent également les premiers sur place pour secourir les victimes, procéder aux constatations, établir le périmètre de sécurité, ou encore participer à la préservation et aux relevés des traces et indices. Depuis plusieurs années maintenant, ces policiers en uniforme ont même la possibilité d’obtenir la qualification d’officier de police judiciaire, ce qui élargit leur champ d’action en participant aux investigations nécessaires à la rédaction et au suivi de leur procédure. »…

 

‘Un bon flicard’ est le premier volet d’une trilogie : ‘Les uniformes bleus’. Le second qui aura pour titre : ‘Flics et frères d’armes’ est en cours d’écriture. Second opus où l'on retrouvera le personnage principal : Stanek Zibanski et où l'enquête dans laquelle il sera impliqué tiendra une place prépondérante. Une enquête à multiples rebondissements et un second ouvrage qui s'inscrira plus dans le cadre du thriller.

 

En ce qui me concerne, cet auteur est une très agréable découverte. Et même si certains points négatifs sont à regretter tels qu’une première partie un peu trop documentaire et technique et un style qui gagnerait à être amélioré dans certains dialogues, je suis très impatiente de lire le second volet de cette trilogie.

 

 

Bonjour Eric, qui êtes-vous ?

Eric Dupuis, 47 ans, policier depuis 26 ans, je consacre la moitié de mon temps au sport. Une passion tant dans le domaine professionnel que privé.

Quel est votre trait principal de caractère ?

Assez brut de décoffrage. Sans faux semblants.

Qu’est ce qui vous plait dans l’écriture ?

L’évasion

Qu’est ce qui vous a donné l’envie d’écrire ?

J’écris depuis l’âge de 14 ans. J’ai commencé par quelques poèmes et des nouvelles quand j’étais à l’armée. J’ai ensuite arrêté et repris depuis 2005-2006.

Comment écrivez-vous ? Avez-vous des moments privilégiés dans la journée ?

Mon écriture se divise en deux étapes : la conception , le plus souvent dans les périodes d’insomnie et le scénario global dès que les idées affluent.

Pouvez-vous me citer 3 qualités et défauts ?

Qualités : La franchise, le dynamisme et le professionnalisme.

En ce qui concerne les défauts, je suis trop entier, trop perfectionniste et surtout trop ‘grande gueule’.

Quel est votre loisir principal ?

Les arts martiaux

Ce que vous détestez par-dessus tout chez un homme ? Et chez une femme ?

Chez un homme : l’incompétence

Chez une femme : l’arrogance

La même question mais avec ‘ce que vous préférez’ 

Chez un homme : l’honnêteté

Chez une femme : la droiture

Quelle est votre devise ?

‘Toujours devant’ avec un petit regard en arrière, parfois, pour mesurer le chemin parcouru.

Un livre en écriture ?

Oui : mon second roman aura pour titre : ‘Flics et frères d’armes’ et est en phase d’écriture.

Où trouvez- vous votre inspiration ? Et qu’est ce qui vous a donné l’idée d’écrire un roman sur ce sujet ?

Je trouve mon inspiration  dans la vie quotidienne et dans les scénarios non aboutis des séries télé.

Quant à ce qui m’a donné l’idée d’écrire sur ce sujet, je dirai : la volonté de mise en avant du flic de terrain : le gardien de la paix.

Pouvez-vous me parler de vos œuvres précédentes ?  

J’ai écrit plusieurs scénarios pour la télévision mais ‘Un bon flicard’ est mon premier roman, le premier d’une trilogie.

Quel est votre  rêve le plus cher ?

De trouver un lectorat qui attende avec impatience les nouvelles aventures de mon personnage principal.

 

 

Eric Dupuis a participé à de nombreux tournages tels que Julie Lescaut, Soeur Thérèse.com, Profilage et le film 'Polisse' où il jouait le rôle d'instructeur.

 

 

 

 

Editions Beaurepaire

402 pages

22 €

 

"Un bon flicard" Eric Dupuis"Un bon flicard" Eric Dupuis
Commenter cet article

mourier 14/12/2012 08:44

bonjour
oui je suis entièrement d'accord avec vous, je le conçois aussi dans ce sens.
comment vous retrouver sur face book ?
je vous laisse mes coordonnées silvianemourier@yahoo.fr .Meme nom sur facebook
A bientôt
cordialement

lespolarsdemarine 14/12/2012 19:11



En faisant une demande d'ajout : Marine Reigner



mourier 13/12/2012 10:08

oui je suis sur facebook mais j'avoue que je ne m'y rends que par intermittence d'ailleurs vous verez le nombre de contacts qui se réduit à une peau de chagrin. En outre je ne cherche pas à en
avoir des centaines car je privilégie les vrais contacts et puis j'ai détourné l'adage en " les amis de mes amis ne sont pas forcément mes amis". peut etre est ce que je me trompe mais ...
merci pour votre réponse et pour vos critiques judicieux. Bonnes fêtes de fin d'année
Bien cordialement

lespolarsdemarine 14/12/2012 07:03



En ce qui me concerne, ma page est une page destinée à promouvoir les actualités littéraires et non un encroit où j'étale ma vie privée. J'y ai toutefois noué de très belles amitiés qui sont
passées du virtuel au réel, soit lors des rencontres sur les salons, soit sur Paris où encore quand j'ai organisé une rencontre lecteurs auteurs blogueurs. De très belles occasions de partager
une véritable passion.


Sinon pour en revenir à Bob Garcia, vous pouvez également passer la commande chez votre libraire (ce livre ayant un code ISBN) ou le commander également directement sur le site de l'éditeur :
promocomeditions@gmail.com


Au plaisir de vous lire.



silviane mourier 12/12/2012 10:38

bonjour
je me permet de vous demander une nouvelle fois ( j'ai égaré les infos que vous m'aviez fait passer) où je pourrai me procurer bob garcia le vrai journal de jack l eventreur. Sur la fnac rien.
C'est vraiment le parcours du combattant pour ces livres. Merci à vous. Merci pour vos commentaires fort utiles et appréciables. Bonne fete de nöel bien cordialement

lespolarsdemarine 13/12/2012 09:25



Bonjour Sylviane,


Vous pouvez normalement le trouver sur amazon. Etes vous sur facebook ?


Je vous remercie pour vos bons voeux et vous souhaite également de très joyeuses fêtes de fin d'année. 



Vincent 10/12/2012 08:53

J'aime ces écrivains de polars qui viennent "de la vie réelle". Ils ont en plus cette touche d'authenticité et de vécu qui vient de leur propre expérience. Et ça, ça ne s'invente pas...

lespolarsdemarine 10/12/2012 16:30



Ce sont effectivmement le plus souvent les meilleurs romans. 


 



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