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Férue de littérature policière, mes goûts sont très éclectiques : romans noirs, romans à suspense, thrillers, thrillers psychologiques ou polars. Face à la profusion d'ouvrages de littérature policière, il est parfois bien difficile de faire son choix. Je vous donne donc mon avis quant à mes lectures. Vous pouvez me suivre sur mon compte twitter ou sur mon compte gmail : Marine Reigner

17 Mar

"Le complexe du prisme" Fabrice Pichon

Publié par lespolarsdemarine  - Catégories :  #Critiques

« La silhouette a décidé de sortir. Elle ouvre une lourde porte avec un grincement de gonds qui résonne dans le silence de la rue du Loup. Elle jette un regard furtif pour s’assurer que personne ne traîne à cette heure-là. C’est un petit passage discret et perdu entre deux axes plus fréquentés. Une de ces ruelles devant laquelle on passe en l’ignorant, comme on ignore les clochards qui font la manche devant le parvis des églises. Une ruelle sombre et borgne. Les promoteurs ont décidé de construire à son extrémité et de la transformer en impasse. Impossible maintenant de rejoindre la rue piétonne, il faut désormais contourner les bâtiments. Tant mieux pour l’ombre qui sait qu’elle peut aller et venir sans croiser personne, sortir de sa cachette en toute quiétude avant de s’enfiler dans la rue du lycée. Elle remonte, sur ses cheveux courts, la capuche de coton de son sweater. Enfin, elle sort de son repère. La ville l’attire. Déjà une semaine qu’elle vit terrée dans son petit studio meublé. Elle voulait absolument être dans le centre, le poumon de la cité. Elle n’est pas encore sortie. Aucune envie de croiser les autres occupants de cet ancien immeuble de rapport à la façade restaurée mais aux intérieurs d’avant-guerre. Les apparences sont souvent trompeuses.»…

 

Une silhouette erre dans les rues de Besançon. Son envie de tuer est forte. Le premier meurtre ne tarde pas. Au détour d'une rue, la première victime sera une ivrogne. Celle qui a eu le malheur de héler la silhouette en l'invitant à se joindre à elle.

 

 …« La clocharde fixe son agresseur avec un regard qui semble demander des explications. Ses jambes ne la soutiennent plus, elle tombe sur les genoux. Elle lâche sa bouteille qui se brise avec bruit, en tentant de se retenir aux vêtements de l’assassin. L’ombre repousse sa victime dont la tête heurte le mur de soutènement avec un bruit mat et sourd. Plus un souffle. L’ivrogne est morte.»…

 

La mise en scène se doit d’être parfaite. Le meurtrier veut que l’on sache qu’il est de retour et qu’il est revenu sur les traces de son passé. Il veut « régler ses comptes avec ce passé chaotique ».

Entrée en scène du commissaire Marianne Bracq. Nouvelle affectation pour cette femme qui va devoir faire connaissance avec sa nouvelle équipe. Pas le temps de faire les présentations, c’est à peine arrivée qu’ils iront directement sur les lieux du crime. Le corps vient d’être découvert. Les meurtres s’enchaînent et la police devra tout faire afin d’éviter que la panique s’immisce dans la ville. Les victimes doivent toutes, selon le plan de l'assassin, être des femmes.

C’est un plan machiavélique et pensé depuis des années que l’assassin va mettre en place. Un plan méthodique et rigoureux où rien ne sera laissé au hasard. Il veut que la police comprenne ce que lui a mis tant d’années à découvrir et qu’elle comprenne vite. Son but est de rétablir la vérité.

Mais quelle est cette vérité ? Que cherche à faire comprendre le meurtrier ? Est-il un homme ? Une femme ? Le mystère plane et l’équipe du commissaire Bracq se devra d’être rapide et efficace.

 

 

Fabrice Pichon est un auteur dont j’avais déjà chroniqué le premier roman : « Vengeance sans visage »

 

Chronique

 

J’avais regretté dans ce premier récit un prologue trop explicite. Dans le cas présent, le suspens est très bien maintenu, et ce, jusqu’à la dernière page du roman où la commissaire, qui est directement impliquée et concernée fera après avoir compris ce qui la relie à cette étrange affaire, une bien surprenante découverte. Dès le début du roman, le ton est donné. L’ambiance est lourde et pesante. La narration est toujours desservie par un style soutenu. Le seul point négatif est que je n’ai pas trouvé l’intrigue particulièrement complexe mais il n’en reste pas moins que je conseille ce roman à tout amateur de thriller.

 

 

 

                           
 
 
 
Editions Citron Bleu
16 euros
262 pages
"Le complexe du prisme" Fabrice Pichon"Le complexe du prisme" Fabrice Pichon
Commenter cet article

Vincent 20/03/2013 23:36

Bien sûr! Tu pourras voir mes impressions sur le canal habituel. Bises.

Vincent 17/03/2013 18:23

j'avais bien aimé "Vengeance sans visage". Je mets donc ce "Complexe du prisme" sur ma liste d'attente...

lespolarsdemarine 18/03/2013 07:17



Il est effectivement plus dense. Tu me diras ce que tu en as pensé ? 


Amitiés



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